L’enseignement de la dépendance divine dans la relation familiale

les délices du Sabbat

« Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre, et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. » Proverbes 22:6. Divers commentaires ont été formulés autour de cette pensée. Souvent elle a rendue perplexe des parents qui avaient le sentiment d’avoir tout fait pour que leurs enfants restent dans le droit chemin et qui ont éprouvé la douleur de les voir se détourner de l’enseignement qu’ils croyaient leur avoir bien dispensé.


Aujourd’hui, nous croyons qu’une autre approche de l’application de ce texte doit être mise en place. Je pourrais paraphraser la pensée : instruis, signifierait, dire à l’enfant : imite tout ce que tu me vois faire, observe ma personnalité, mon témoignage, ma manière d’être, et reproduis. Par conséquent tu seras mon produit. Mais si je ne contemple pas Christ régulièrement, l’enfant me ressemblera, mais non pas au Christ, son Modèle. Et puisque je ne suis pas fier de tout ce que je suis, je ne dois pas être surpris du résultat.

Préparons nous à ce que nos enfants nous renvoient toujours la vérité au sujet de ce que nous avons été, et de ce que nous sommes. Ceci nous permettra d’être plus francs et moins agressifs en retour. Quelle base donner à l’instruction dans le cadre de l’éducation familiale ? Dans le livre Child Guidance, Ellen White à la page 549 dit ceci : « Toute famille est une église où président les parents. Ces derniers devraient avoir pour principal souci le salut de leurs enfants (leurs membres).

Si le père et la mère en tant que prêtres et enseignants, assument pleinement leur rôle au sein de la famille aux cotés du Christ, une bonne influence s’exercera au foyer. Cette influence sainte se répandra à l’église, et tout croyant en reconnaîtra la présence. C’est parce qu’il y a un grand manque de piété et de sanctification au foyer que l’œuvre de Dieu est fortement freinée. Personne ne peut apporter dans l’église l’influence qu’il n’exerce ni auprès des siens, ni à son travail ». Ce commentaire introduit le mariage comme étant un sacerdoce. Cette vision est bien éloignée de notre conception. Quand nous envisageons cette étape de notre vie, nous le faisons en vue de trouver le bonheur pour nous mêmes.

Nous concevons le fait d’avoir des enfants comme étant un facteur supplémentaire de promotion sociale. A quel moment avons-nous réalisé que nous étions d’abord des prêtres ou des pasteurs au sein de notre famille ? L’idée d’assumer pleinement notre rôle aux cotés du Christ, ce qui fait de lui un coéquipier permanent dans le cadre de l’éducation des enfants, est-elle régulièrement présente à notre esprit. Faisons une analyse honnête. Revenons à la question initiale : Quelle base donner à l’instruction dans le cadre de l’éducation familiale.

Notre modèle par excellence c’est Jésus. A travers l’ouvrage Jésus-Christ, Ellen White dans le chapitre : l’enfance de Jésus, commente les rares versets qui parlent de ses jeunes années (Luc 2:39, 40,52), et trace un panorama du parcours qui a fait de lui ce qu’il est devenu, le Sauveur de la race humaine, tout en demeurant un Fils de l’humanité. Le Saint-Esprit et les anges coopéraient avec sa mère dans cette œuvre. Ils sont encore à la disposition des mamans en 2007. Elle fut son enseignante et lui apprit à lire dans les livres de l’Ancien Testament. Cette démarche réussit tant et si bien que les grands rabbins et les grands pasteurs de l’époque durent s’étonner en ces termes : « Comment connaît – il les Ecritures lui qui n’a point étudié ? D’où lui vient toute cette sagesse ? Et de là son vocabulaire va se construire autour des Ecritures car dès l’enfance, à chaque situation, il opposera la réponse suivante : « Il est écrit ».

Dans le chapitre : Jours de lutte du même ouvrage, il y a de quoi nous impressionner de ce qui est dit de la jeunesse de Jésus. Des faits marquants y sont relatés tels : « Dès sa jeunesse, il lui fallut apprendre les dures leçons du silence et de la patience » (p.69), « Jésus ne défendait pas âprement ses droits » (p.73). « Souvent, on aurait pu le voir en un lieu solitaire de bon matin, méditant, scrutant les Ecritures, ou en prière. Après ces heures tranquilles, il rentrait au foyer pour reprendre ses tâches et donner l’exemple de la patience dans le travail » (p.74). « Il faut dire qu’à travers son enfance, sa jeunesse et sa virilité, Jésusresta seul. Dans sa pureté et sa fidélité il foula seul au pressoir, sans l’aide de personne. » (p.76).

Ici, nous sont communiqués quelques ingrédients de l’éducation qui fut dispensée à celui dont nous sommes appelés à suivre les traces. Chers parents, nous sommes à la fin des temps. La formation éducative qui réussira et qui résistera au test du temps et des difficultés, c’est celle de la défiance de soi-même pour développer à la place, la confiance et la dépendance de Dieu. Jésus, en laissant cette terre, a promis que son représentant personnel serait à nos côtés, et que des anges nous accompagneraient. Pensons-nous à rappeler à nos enfants qu’ils ne sont pas seuls, et qu’ils peuvent bénéficier de l’aide de ceux qui, invisiblement les accompagnent à n’importe quel moment ? Quand il faut gérer la peur, se mesurer à des situations difficiles, leur enseignons –nous à compter sur Dieu, ou à trouver par eux-mêmes les solutions ?

Quelle jeune maman présente ici, a décidé que son enfant débutera son apprentissage de la lecture, à partir de la Bible comme manuel ? Quand nous parlons de dévotion personnelle, nous rappelons-nous que Jésus aussi a dû aller à la rencontre de son Père, chaque matin, dans la méditation et la prière, déjà étant un jeune enfant chez ses parents ? Les principes de la réussite éducative sont là, chers parents ; il n’y a pas à aller chercher loin. C’est ainsi que Jésus a dû apprendre la dépendance de son Père, et qu’il a mené son ministère avec succès. C’est la même formule que nous sommes appelés à appliquer, avec l’espoir d’un taux de succès aussi élevé.

Un peu plus loin dans ce même ouvrage quand Ellen White va commenter son approche de la réalisation de son ministère, elle dira ceci : « Le Fils de Dieu, au contraire, était entièrement soumis à la volonté de son Père, dépendant de sa puissance. Le Christ était si complètement dépouillé de lui-même qu’il ne faisait aucun plan dans son propre intérêt. Il acceptait les plans divins à mesure que son Père les lui révélait. Nous aussi, nous devrions dépendre de Dieu à tel point que nos vies soient le produit de sa volonté ». Plus loin elle dit : « De même, nos caractères doivent être construits « pour être une habitation de Dieu en Esprit. » Nous devons tout faire « d’après le modèle », c’est à dire d’après celui qui a souffert pour nous, nous laissant un exemple afin que nous suivions ses traces ».

« Aussi longtemps que notre volonté demeure soumise à Dieu et que nous restons confiants en sa force et en sa sagesse, nous serons dirigés dans des sentiers sûrs, pour accomplir la part qui nous est dévolue dans son vaste dessein. S’appuyer sur sa propre sagesse et sa force, c’est se séparer de Dieu. C’est réaliser le dessein de l’ennemi de Dieu et de l’homme, au lieu de travailler à l’unisson avec le Christ ».(p.191 à 193).

Si nous prenons la mesure de ce que sous-entend ici la messagère du Seigneur pour les derniers temps, nous réaliserons que Dieu nous demande d’entrer dans un processus totalement contraire à notre mode de fonctionnement. Dès la petite enfance, nous avons été formés à évoluer rapidement vers l’indépendance. Très tôt les parents applaudissent parce que le bébé tient tout seul sa cuillère pour manger. Lacer, attacher ses chaussures, enfiler sa culotte, ce sont des gestes qui sont accueillis avec soulagement. Cependant ces mêmes gestes nous formatent au niveau du cerveau à prendre des initiatives, à faire des plans, à viser des objectifs à atteindre, ceux-ci, de manière personnelle, indépendante. Vous devez comprendre pourquoi décider d’entrer dans cette démarche de dépendance totale avec Dieu est difficile à concevoir. Mais il nous faudra le faire, car le jeu en vaut la chandelle.

C’est l’approche éducationnelle à proposer à la nouvelle génération. C’est la rééducation dans laquelle les parents chrétiens doivent s’enrôler, car ce changement drastique et profond nous permettra d’entrer véritablement dans la perspective de la préparation indispensable pour rencontrer Jésus. Les enfants que le Seigneur a confiés à nos soins, ont besoin de nous entendre chaque matin leur rappeler que Dieu a un plan pour leur vie, et par conséquent, quand ils pensent à l’avenir, quand ils font des projets, ils devraient commencer par chercher ses directives, lui demander quels sont les projets qu’Il a en réserve pour eux.

Mieux encore, ils sauront distinguer les réponses, car Dieu se révèle. « Chacun doit, dans sa propre expérience, arriver à savoir quelle est la volonté de Dieu. Chacun doit l’entendre parler à son propre cœur. Ayant fait taire toutes les autres voix, et restant en la présence de Dieu, le silence de notre âme nous permettra d’entendre plus distinctement la voix d’En- Haut. » (Idem p.356).

Chers parents, les défis sont grands, mais nous ne sommes ni seuls, ni démunis. Cependant, nous devons surtout comprendre que ce n’est que dans la mesure où nous entrerons d’abord nous-mêmes dans cette démarche de la dépendance vis à vis de Dieu, quand nous ferons nos propres expérience, que nous pourrons mieux l’enseigner à nos enfants. Voilà les vraies dimensions du défi ! Il est d’abord urgent de prendre la mesure de la responsabilité qui nous incombe à l’égard de nous-mêmes, ensuite de nos enfants, et accepter d’y faire face. Considérons ce qui est dit ici : « Former le caractère ! Jamais œuvre plus importante n’a été confié aux hommes. Jamais il n’a été aussi essentiel qu’aujourd’hui de s’y consacrer avec soin. Jamais aucune des générations passées n’a été placée devant des problèmes aussi considérables, jamais les jeunes gens, les jeunes femmes n’ont été confrontés à des dangers aussi grands qu’aujourd’hui. » (Education p. 256).

Nos Parents célestes comptent sur nous pour coopérer avec eux, afin de préparer cette génération de jeunes et d’enfants, à élever bien haut la bannière de la vérité, et surtout à rester dans le salut jusqu’au retour de Jésus.

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