La responsabilité individuelle dans le cadre du conflit

les délices du Sabbat

Nous vivons dans un contexte social dans lequel la notion de responsabilité individuelle est fortement diluée. Quand la question est posée : Qui a fait cela ? À propos d’une situation quelconque surtout quand elle entraîne des conséquences négatives, la réponse instinctive est : Ce n’est pas moi.


Ce n’est pas nouveau, car le premier papa de la planète avait posé un choix dont les conséquences allaient être douloureuses et il n’a pas hésité à dire : « C’est elle qui a fait cela ». Vous savez de qui nous parlons ! Le Larousse désigne le responsable comme étant celui qui répond de ses actes.

Même quand les responsabilités civile ou pénale seraient de plus en plus évoquées pour assumer des délits, de gros efforts sont faits par des individus pour rejeter sur d’autres, sur les circonstances, sur le système, la faute, quand il s’agit d’une note à payer. En revanche quand il s’agit d’un acte louable, les prétendants sont en grand nombre. La question essentielle qui se pose ici est la suivante : Alors que nous sommes à la dernière phase du conflit qui oppose le Christ et Satan, quelle importance cette notion de responsabilité individuelle doit-elle revêtir pour le chrétien ?

D’autres interrogations doivent être posées : Comment faire pour la valoriser et la renforcer au sein de la famille ? L’impact de sa compréhension aura forcément des conséquences : quelles peuvent être ces conséquences ? Diverses déclarations de l’Esprit de prophétie font état du but de Dieu en créant l’homme : Lui faire partager sa gloire immortelle et son existence éternelle, après qu’il eût remporté la victoire au même titre que les anges qui sont restés fidèles. Rappelons-nous ceci : Nos parents célestes, dont la Sainte Trinité, ont été traduits en justice, devant un tribunal, suite à des accusations provenant des membres de leur famille, leurs propres fils.

Il s’agit de Satan, et des autres anges révoltés, qui ont remis en question la justice et l’équité de leur gouvernement. L’opposition a été si violente qu’il a fallu envisager une séparation ou un divorce. Une bataille s’est engagée, qui a provoqué l’expulsion des rebelles en vue de donner à leur chef la possibilité de prouver que sa vision des choses était meilleure que celle des parents. D’après Apocalypse 12:1-3. La question de la responsabilité peut se poser déjà en considérant la désobéissance d’Adam et Eve, voir Genèse 2:16,17. Ils avaient reçu un ordre qu’ils devaient respecter au risque d’entraîner une véritable réaction en chaîne, s’ils l’enfreignaient. Cette désobéissance était l’une des conséquences du drame qui s’était préalablement passé dans le ciel.

Cette révolte d’Adam avec ses conséquences, nous interpelle sur l’impact des choix. Ils ne sont jamais sans conséquences. Il faut encore et encore le rappeler pour que tous les humains que nous sommes, soyons plus vigilants, concernant les décisions que nous sommes appelés à prendre jour après jour. La chute du premier Adam a par conséquent provoqué la venue du second Adam en vue de sa rédemption (1 Corinthiens 15:45). La culpabilité de leur choix ne se limitait pas seulement à eux, mais encore à tous ceux qui naîtraient en ce bas monde (Romains 3:23). Le projet de Dieu pour l’homme qui consistait en ce qu’il défende les parents célestes, dont l’honneur avait été bafoué aux yeux de l’univers entier, allait être déjoué d’après les intentions de Satan. Ainsi, vous comprenez pourquoi nous parlons de réaction en chaîne. Voyons ce qu’en dit l’Esprit de prophétie dans l’ouvrage Patriarche et Prophètes à la page 44.

« Pour rappeler constamment à l’homme le souvenir de son péché et lui donner l’occasion de confesser humblement sa foi en un Rédempteur futur, Dieu institua le rite des sacrifices. Le premier holocauste offert par Adam lui causa une douleur cuisante. De sa propre main il dut ravir à un être la vie que Dieu seul pouvait donner. C’était la première fois qu’il voyait la mort, qui sans lui, n’eut jamais frappé les hommes ni les animaux. En égorgeant l’innocente victime, il frissonna à la pensée que son péché ferait couler le sang de l’agneau de Dieu. Cette scène lui donna un sentiment plus profond et plus vif de la gravité d’une faute qui ne pouvait être expiée que par la mort d’un être cher au Très- Haut. ».

De même, aujourd’hui, nous sommes interpellés à plus de réflexion, plus de vigilance pour que notre positionnement dans le conflit se confirme à travers les choix que nous faisons, attestant que nous sommes ou du côté de l’ennemi, ou du côté de nos Parents célestes. Nous devons nous poser la question suivante en tant que parents : Notre approche éducative, aide t-elle nos enfants à assumer pleinement la responsabilité de leurs choix bons ou mauvais et des conséquences qu’ils vont entraîner ? Il peut arriver que notre perception spirituelle soit totalement erronée. Récemment, je m’entretenais avec une jeune fille qui avait du faire face à une grossesse non désirée.

Au cours de l’entretien, elle eut l’occasion de poser la question suivante : Pourquoi Dieu a permis que cela m’arrive ? Il a fallu remettre en évidence cette notion de responsabilité individuelle pour étayer le fait que c’est la personne elle-même qui fait ses choix et que les choix nécessairement entraînent des conséquences. Les bons choix entraînent de bonnes conséquences, les mauvais choix en entraînent de mauvaises. Quand dans une situation de séduction on ne décide pas de prendre ses jambes à son cou, il faut se préparer à la suite. Chères mères de famille, où sommes-nous pour échanger avec nos enfants, pour les écouter, et leur rappeler ces notions vitales ?

Dans le livre : Foyer Chrétien, à la page 176, Ellen White dit ceci : « Dans cette œuvre de formation du caractère, la mère doit jouer un rôle de tout premier plan. Alors que d’autres devoirs importants et sérieux reposent sur le père, la mère en raison de ses contacts constants avec ses enfants, en particulier pendant leurs premières années, doit être tout spécialement leur éducatrice et leur compagne. Elle devrait leur enseigner à vivre comme s’ils étaient constamment en présence de Dieu. ». Enseigner à décider, à choisir, à se positionner, se responsabiliser, voilà l’essentiel de l’éducation. Ne demandons pas à nos enfants d’être obéissants juste pour nous faire plaisir, ils doivent le faire par principe.

Enseignons leur à respecter Dieu avant de nous respecter, nous leurs parents, à obéir à Dieu avant de nous obéir. Dans le match qui oppose le Christ à Satan, les choses iront en se durcissant puisque la fin de ce conflit approche. Dans un match quel qu’il soit, aucune équipe ne veut perdre. Cela signifie que les forces vont être décuplées, les attaques seront multipliées contre l’équipe menée par Emmanuel. Il est urgent de prendre la mesure des enjeux. Dans l’ouvrage Premiers Ecrits, à la page 213, Ellen White dit ceci : « Le plan de Satan a toujours consisté à détourner les hommes de Jésus, et à détruire la responsabilité individuelle. Le grand ennemi échoua dans ses desseins lorsqu’il tenta le Fils de Dieu, mais il réussit mieux avec l’homme déchu. » Comment parvient-on à faire le jeu de l’ennemi ?

Récemment une mère de famille avait un moment d’échange avec ses adolescents, et racontait comment elle avait été impressionnée par le fait que dans la plaidoirie de Balaam avec Dieu pour répondre aux sollicitations de Balak, à la première demande, Dieu lui dit : ne va pas. A la deuxième demande : Dieu lui répond : Eh bien va ! Est-ce à dire que Dieu a changé d’avis ? Non ! Cependant puisque Balaam insiste, Dieu finit par accéder à sa demande, en d’autre termes il lui dit : Puisque tu veux y aller, vas-y. Après le départ de Balaam, l’Ange de l’Eternel se mettra sur sa route pour lui dire ceci : « C’est un chemin de perdition qui est devant toi, mais va (autrement dit, puisque tu veux absolument aller, va !), Voir Nombres 22.

L’un des jeunes qui écoutait attentivement dit ceci :
- Alors tu veux me dire, maman, que Dieu ne va rien faire pour l’empêcher parce qu’il s’obstine ?
- Il me semble bien, d’après ce qu’on comprend.
- Par conséquent si je veux faire mes affaires, même si c’est mal, Dieu ne va pas se mettre en travers de mon chemin ?
- Tu as bien compris. Mais il est souhaitable que cette expérience nous rende sage à salut.

Il y a cependant de rares cas dans la Bible où Dieu est intervenu, mais c’était toujours dans le cas d’une mission. La balle est dans notre camp, chers frères et sœurs. C’est nous qui décidons. Chers parents, chers jeunes c’est le même traitement. En tant que jeunes vous serez sollicités pour prendre de la drogue, pour faire usage d’alcool, pour avoir des relations sexuelles hors mariage, pour porter un tatouage etc. Vous avez le droit de dire NON. Et c’est vous qui décidez. Les autres ne doivent pas décidez à votre place, car quand il faudra faire face aux conséquences, c’est vous seuls qui serez concernés. Elie disait aux israélites de son temps : Jusques-à quand clocherez vous des deux côtés ? Si l’Eternel est Dieu, allez après lui, si c’est Baal qui est Dieu allez après lui.

La Parole de Dieu annonce dans les Ecrits prophétiques, une époque de détresse très dure, une grande tribulation qui viendra sur tous les habitants de la terre. Nous sommes à l’aube de cette époque. Chers parents, nous voulons être sauvés, nous voulons que nos enfants soient sauvés. Alors nous devons choisir de secouer cette pesante torpeur que l’ennemi a jetée sur nos familles. L’Esprit de Dieu est présent maintenant, prêt à prendre note de la détermination de tous les pères et de toutes les mères qui veulent reprendre en main l’éducation de leurs enfants ; et de tous les jeunes qui veulent dire à Jésus : Je décide que c’est dans ton camp que je me positionne dans le cadre du conflit.

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